Partager la publication "Félix Auger-Aliassime : interview d’un grand espoir du tennis"

Félix Auger-Aliassime est un des grands espoirs du tennis. Plus jeune joueur de l’histoire (à 14 ans) à se qualifier, puis à gagner un match dans le tableau final dans un tournoi Challenger en 2015, vainqueur de l’US Open Juniors 2016 et finaliste de Roland-Garros Juniors la même année, plus jeune joueur à intégrer le Top 200 du classement ATP en 2017, depuis un certain Rafael Nadal, les temps de passage du jeune Canadien, né en 2000, lui laissent présager un bel avenir.
La route est néanmoins encore longue et le chemin de l’apprentissage passe par des échecs et de défaites. Engagé dans les qualifications à Roland-Garros 2018, le 177e mondial a été éliminé au deuxième tour par l’Espagnol Jaume Munar, 155e au classement ATP. Tennis Legend a tout même eu l’occasion de s’entretenir avec le natif de Montréal, après son premier match sur la terre battue parisienne.
“La pression, je me la mets personnellement.”
« Tu es devenu le plus jeune joueur (à 14 ans) à gagner un match dans un tournoi Challenger, puis le plus jeune joueur depuis Rafael Nadal à entrer dans le Top 200. Donnes-tu de l’importance à ces records ?
– Ce sont des bonnes choses, avec tout le travail que je mets à l’entraînement et les efforts en tournoi, d’égaler des records de grands joueurs comme ça. C’est très encourageant, mais les années vers 17/18 ans sont très importantes et c’est à moi de faire mon chemin.
Est-ce que cela te rajoute de la pression ?
– La pression, je me la mets personnellement. Cela ne vient pas de l’extérieur. Avec les ambitions et les objectifs que j’ai, je me mets des attentes assez hautes.
“Shapovalov est impressionnant mais ce n’est pas mon idole non plus.”
En France, les médias ont tendance à en faire beaucoup quand il y a un jeune très fort. Est-ce pareil avec les médias canadiens ?
– Pas autant. J’ai des entraîneurs français (Ndlr : Frédéric Fontang et Guillaume Marx), qui me disent que les médias français exagèrent un peu, mais au Canada les gens ne mettent pas de pression.
Cela doit être aussi un avantage d’avoir Denis Shapovalov, qui a un an de plus que toi et qui est déjà dans le Top 30.
– Oui, c’est avantage. On se pousse vers le haut. C’est motivant de voir les résultats qu’il a depuis deux ans. En plus, c’est un bon ami.
Tu le connais bien. Est-ce qu’il t’impressionne ?
– C’est impressionnant ce qu’il fait, mais ce n’est pas mon idole non plus (rire). On est des compétiteurs. On s’est joué l’année dernière. Si on doit se rejouer, il est évident que je vais vouloir gagner.
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Qui est ton idole justement ?
– Nadal.
Denis Shapovalov est 26e mondial cette semaine Ton objectif est d’être Top 30 dans un an ?
– Dur à dire. C’est encore loin. Mon objectif, c’est déjà de rentrer dans les tableaux des tournois du Grand Chelem cette année et de rentrer dans le Top 100 d’ici la fin de l’année. Après, Top 30, si j’ai le niveau, tant mieux. Sinon, ça attendra.
Quelle est ta surface préférée ?
– J’aime bien le jeu sur terre.
Vous avez beaucoup de terrains en terre battue au Canada ?
– Pas énormément, mais j’ai joué beaucoup de tournois en jeunes sur terre battue, puis en Futures, donc j’aime bien jouer dessus.
Le domaine où tu dois le plus progresser ?
– Partout (il sourit). La constance, le mental, le physique, il y a tellement de choses où je dois m’améliorer. C’est une bonne chose car j’ai toutes les options possibles pour m’améliorer.
As-tu déjà eu des galères sur les tournois Challenger ?
– Je sais qu’il y en a beaucoup qui en ont eu, mais je n’en ai pas vécu énormément. Evidemment, les clubs, les vestiaires, sont parfois un peu à l’arrache comme vous dites, mais il ne m’est rien arrivé de particulier.
Pour finir, si tu dois t’énerver sur le court en Québécois, que dis-tu ?
– Tabarnak (rire).
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