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Romain Arneodo : “L’impression d’être un joueur de tennis en jouant ici” (Monte-Carlo 2015)

Romain Arneodo : “L’impression d’être un joueur de tennis en jouant ici” (Monte-Carlo 2015)

Romain Arneodo
Romain Arneodo sur les courts du Monte-Carlo Country Club.

Pour vous expliquer brièvement les coulisses du circuit, sur un tournoi, il est nécessaire d’avoir l’autorisation du responsable de la communication de l’ATP pour obtenir un entretien individuel avec un joueur sauf lors des qualifications où il est possible d’approcher directement les acteurs à la sortie des courts. Pour un petit média comme Tennis Legend, c’est l’idéal pour essayer d’obtenir des interviews. Néanmoins, il convient de mettre son égo de côté car les râteaux sont fréquents.

La structure du complexe influe également beaucoup sur les chances de réussite de l’opération. Par exemple, dans le somptueux cadre du Monte-Carlo Rolex Masters, les joueurs, sauf sur le court central, sont directement au contact du public dans les allées dès qu’ils sortent du terrain. Autant dire qu’il est compliqué de les arrêter mais Tennis Legend a tout de même réussi à avoir quelques mots de Romain Arneodo après son élimination (6/4 6/4) au premier tour des qualifications contre l’Argentin Diego Schwartzman.

Qui ça ? Le Monégasque Romain Arneodo, 22 ans, 606e mondial. Originaire de Cannes, il avait notamment été sacré champion de France des 13/14 ans en 2006. Il est toujours délicat d’interviewer un joueur après une défaite, surtout quand les questions ne portent pas sur le match qui vient d’avoir lieu, mais il a accepté de répondre rapidement à nos questions.

Quelles sont les différences entre le 606e mondial et le 62e mondial ?

Ça se joue sur la solidité sur le long terme. Il n’y a pas de gros points différents. Je suis tout le temps à peu près là. Il y a juste un jeu où il joue bien et ça fait deux fois 6/4. Il est solide tout le temps, il n’a pas de temps faible et moi j’ai du mal à suivre ce rythme pendant tout un match et je finis par lâcher un jeu. Chaque set, c’est pareil.

On parle toujours des difficultés financières des joueurs classés au-delà de la 200e place au classement ATP. Comment fonctionnes-tu ?

Financièrement, c’est dur. Moi j’ai la chance d’être à Monaco. Je suis aidé par la fédération monégasque sinon je ne pourrais pas vraiment m’en sortir. Je perds de l’argent chaque année en jouant. Je ne paye rien pour l’entraînement. Les tournois, c’est un investissement sur quelques années. Après, si on n’y arrive pas, on se pose des questions.

Et quel objectif t’es-tu fixé ?

Chaque année, j’essaye de monter dans le Top 300, de progresser par palier. Ensuite, l’objectif final, c’est d’être dans le Top 100. Ça fait deux ans que c’est un peu dur, ce n’est pas évident.

Quel est le pire tournoi Futures auquel tu aies participé ?

Je suis allé au Pérou, ce n’était pas des vrais tournois de tennis. C’est pour ça que ça fait du bien dans la tête de jouer ici. On a l’impression d’être des joueurs de tennis. En Future, c’est dur mentalement des fois.”

Nous n’en saurons pas plus. Dommage.

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