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Lucas Pouille : « J’ai passé 7/8 heures dans une cellule en Ouzbékistan »

Lucas Pouille : « J’ai passé 7/8 heures dans une cellule en Ouzbékistan »

Lucas Pouille (Crédit photo FFT)
Lucas Pouille (Crédit photo FFT)

Pour sa deuxième participation dans le grand tableau à Roland Garros, Lucas Pouille, 20 ans, 190e mondial, n’a malheureusement pas pesé lourd face à l’Argentin Juan Monaco (6/3 6/1 6/4). Avant le début du tournoi, Tennis Legend a eu l’occasion de s’entretenir avec le pensionnaire du Centre national d’entraînement (CNE). Une interview avec quelques anecdotes croustillantes.

“Quand tu vois les joueurs du Top 100, que te manque-t-il ?

Pas énormément de choses. A Nice j’ai battu deux top 100, il faut être constant. Les tournois challengers sont durs à gagner, il y a beaucoup de monde, il y a de plus en plus de très bons joueurs donc il faut de la constance, continuer à travailler et je suis sûr que les résultats suivront.

Te fixes-tu des objectifs de progression au niveau de ton classement ?

Je ne me dis pas « Dans trois mois, il faut que je sois Top 100 », j’essaie de faire mon chemin petit à petit, c’est sûr que si dans trois mois je peux être 50, je ne vais pas me priver mais je ne me mets pas de date limite. Je vais jouer, tout donner à chaque fois, et on verra comment ça se passe.

Sur une saison, comment sont reparties les périodes de travail physique, de travail technique et de tournois ?

Il y a une grosse période d’entraînement à la fin de l’année, novembre/décembre. Après, sur les tournois, on continue de travailler. Bien sûr, quand on joue des matches, on en fait moins. Dès qu’on a perdu un tournoi et qu’on a cinq jours à attendre, on va s’entraîner assez dur pendant 2/3 jours pour se préparer pour le prochain tournoi. Et quand on rentre à Paris, c’est pareil.

Quelle est l’ambiance sur les tournois Challengers par rapport aux tournois ATP que tu connais un petit peu maintenant ?

Ça n’a rien à voir, c’est complètement différent forcément mais c’est pas mal. Il y a toujours une bonne ambiance, les joueurs sont sympas, on se connait quasiment tous maintenant.

Quel est le pire tournoi Challenger auquel tu aies participé ?

Je pense que ça doit être à Karchi en Ouzbékistan. C’est à six heures de Tachkent, la capitale. Pour le coup, le club est très bien, les conditions de jeu aussi mais il n’y a pas de restaurant, on ne pouvait pas manger et l’hôtel est vraiment très dur. Pendant une semaine avec Manu (Emmanuel Planque), mon entraîneur, on mangeait des pâtes natures avec un morceau de pain.

Des anecdotes comme celle-là, tu en as d’autres ?

Ouai, toujours en l’Ouzbékistan, j’avais eu un problème de Visa et ils m’avaient foutu dans une cellule pendant 7/8 heures. J’étais arrivé à 14h à l’aéroport et ils m’avaient enfermé dans une cellule dans le noir donc ce n’était pas glamour. Au départ, j’étais un peu énervé surtout quand j’ai su que mon sac n’était pas là. Quand ils ont fermé la porte à clé, j’étais un peu stressé mais, aujourd’hui, quand on en reparle, on en rigole encore. Ce sont des bonnes anecdotes.”

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