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Interview : les souvenirs de Guy Forget au tournoi de Paris-Bercy

Interview : les souvenirs de Guy Forget au tournoi de Paris-Bercy

Guy Forget remporte le Masters de Paris-Bercy en 1991 (Crédit photo FFT)
Guy Forget remporte le Masters de Paris-Bercy en 1991 (Crédit photo FFT)

A quelques jours du début du BNP Parisbas Masters 2013, Guy Forget, le directeur du tournoi, a convié les médias, mardi 22 octobre à 9h30, dans le classieux salon Coupe Davis du Court Philippe Chatrier à Roland Garros pour une conférence de presse. Tennis Legend était sur place, et pas seulement pour goûter au jus d’orange et autres viennoiseries proposés par la FFT.

A l’aise dans sa communication, la « Forge », qui s’était mis sur son trente-et-un, a déroulé. L’ex-capitaine de l’équipe de France de Coupe Davis a évoqué les enjeux sportifs et marketing de cette édition 2013 du Masters 1000 de Paris-Bercy avant de se prêter au traditionnel jeu des questions/réponses.

Une fois la horde de journalistes TV et radio rassasiée, l’ancien n°4 mondial, premier vainqueur français à Bercy en 1991 (Sébastien Grosjean en 2001 et Jo-Wilfried Tsonga en 2008 ont également gagné), a replongé une vingtaine d’années en arrière pour répondre à nos questions sur le tournoi parisien. Entretien.

« Contre Jonas Svensson, j’avais hâte de quitter le court »

“Quel est ton meilleur souvenir à Bercy ?

– Ma victoire en 1991 parce que gagner devant son public, devant sa famille, c’est toujours quelque chose de particulier (Ndlr : Guy Forget avait battu en finale Pete Sampras en cinq sets 7/6 4/6 5/7 6/4 6/4). J’ai également en tête d’autres matches gagnés avec, à chaque fois aussi, une relation avec le public très particulière.

Quel est ton plus mauvais souvenir ?

– Dans les premières années, j’ai perdu un match contre Jonas Svensson où j’avais été mauvais. Le public m’avait sifflé. C’était un public qui était beaucoup plus exigeant à cette époque-là, beaucoup plus dur, pas très sage. Je ne me souviens plus de l’année (Ndlr : en 1986, Forget avait perdu 6/2 6/1) mais j’avais hâte de quitter le court.

Voir à 1’14 :

Est-ce que ta finale en 1991 était ton plus beau match à Bercy ?

– Je ne sais pas. J’ai joué quelques matches où j’ai l’impression d’avoir fait un beau tennis mais soulever la coupe, c’est vraiment un moment très particulier donc je me souviens de celui-là.

Le joueur le plus dangereux en indoor ? « Boris Becker »

Quelles sont les principales différences entre le tournoi de Bercy aujourd’hui et celui de ton époque ?

– Il n’y a pas de grosses différences.  La qualité d’accueil est supérieure, les vestiaires ont été refaits. Au niveau de la restauration, je crois qu’on a encore fait des progrès mais c’était probablement déjà à l’époque ce qui se faisait de mieux pour un tournoi.

Avant 2007, le tournoi de Bercy se jouait sur moquette. Quel était le joueur le plus dur à affronter sur cette surface ?

– Boris Becker probablement. C’était un des joueurs les plus dangereux en indoor. Les courts étaient beaucoup plus rapides à cette époque-là et Becker possédait un des meilleurs services et une des meilleures volées du circuit. Il était très très bon en retour aussi, extrêmement puissant, agressif. Sur un match en indoor, qui peut se jouer en une heure, il fallait être très réactif, ne pas se laisser déborder.

« Je pense que je peux encore gagner à -15 »

Tu es classé -2/6, est-ce que tu t’entraînes toujours ?

– J’étais -4 l’année dernière donc j’ai dû baisser d’un classement. Je joue un petit peu de temps en temps et je prends beaucoup de plaisir mais, malheureusement, je suis sur une pente descendante.

A combien penses-tu encore pouvoir gagner aujourd’hui ?

– Sur un match, un peu entraîné, je pense que je peux encore gagner à -15.

Ton pronostic pour Bercy ?

– J’aimerais avoir un des trois gros poissons contre un Français. Ça serait bien sur le plan du prestige et sur le plan de l’ambiance.”

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Le salon Coupe Davis du court Philippe Chatrier à Roland Garros. Pas dégueulasse.
Le salon Coupe Davis du court Philippe Chatrier à Roland Garros. Pas dégueu.
Le court central à Roland Garros vue du salon Coupe Davis. Pas dégueulasse non plus.
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La horde. Tennis Legend attend son tour pour interviewer la "Forge".
La horde. Tennis Legend attend son tour pour interviewer la “Forge”.

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