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Guy Forget et la Coupe Davis : “On a eu peur au Paraguay, c’était agressif”

Guy Forget et la Coupe Davis : “On a eu peur au Paraguay, c’était agressif”

L'émotion de Guy Forget après la victoire de la France lors de la Coupe Davis 1991 (DR).
L’émotion de Guy Forget après la victoire de la France lors de la Coupe Davis 1991 (DR).

A l’occasion des premiers simples de la demi-finale de la Coupe Davis 2014 entre la France et la République tchèque à Roland Garros, Tennis Legend a pu poser quelques questions à Guy Forget et à Fabrice Santoro sur leurs souvenirs dans cette compétition. Si l’ancien capitaine était loquace, le Magicien était malheureusement pressé mais il a tout de même brièvement accepté de nous répondre.

“Quel est votre meilleur souvenir en Coupe Davis ?

Guy Forget (GF) : La victoire de 1991 très clairement car c’était la première victoire depuis 59 ans et c’était beaucoup d’émotion à partager avec le public.

Fabrice Santoro (FS) : La victoire en 2001 à Melbourne.

Quel est votre pire souvenir en Coupe Davis ?

GF : On a perdu contre la Serbie, c’était douloureux, mais je dirais la défaite à Bercy de Paul-Henri Mathieu contre Youzhny (en 2002) car perdre à domicile en étant à deux points du match, c’est la pire chose que l’on puisse vivre. Le staff, les joueurs et tous les gens qui étaient dans ce stade à Bercy ont eu très mal pendant longtemps.

FS : Une défaite face aux Suisses à Toulouse en 2003.

Aviez-vous plus de pression en finale d’un tournoi ou en Coupe Davis ?

GF : C’est différent. La Coupe Davis a une particularité : on ne se sent jamais seul dans les moments difficiles, on est toujours épaulé par un capitaine, par des copains dans la loge, par un public. Quand on est sur un tournoi seul, on a parfois l’impression d’être aux pieds d’une muraille et les choses peuvent être plus difficiles. En Coupe Davis, les émotions sont amplifiées du fait de jouer pour l’équipe et de potentiellement décevoir un public qui était venu pour vibrer avec vous.

FS : En Coupe Davis.

L’ambiance la plus chaude que vous ayez connue en Coupe Davis ?

GF : Lyon en 91. Je n’avais jamais entendu autant de bruit et vu autant d’émotion, autant de larmes et de choses magnifiques. Mais d’une façon générale, toutes les rencontres de Coupe Davis sont des moments très particuliers.

FS : Difficile mais je vais dire Lyon 91.

Le public le plus indiscipliné ?

GF : Une rencontre au Paraguay (en 1985) qu’on a jouée avec Yannick Noah (et Henri Leconte) où c’était très limite. On a même eu peur, c’était agressif, on était loin des valeurs du sport.

Tennis Legend vous renvoie vers le très bon billet du blog Service Cuillère pour un résumé de ce guet-apens.

FS : Je n’ai jamais eu de public indiscipliné. Je n’ai jamais joué en Amérique du Sud.

La rencontre la plus tendue avec les adversaires ?

GF : Je crois au Paraguay. Il y avait vraiment tout ce que l’on n’aime pas voir dans le sport dans cette rencontre.”

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