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Entretien avec Anastasia Pavlyuchenkova après son titre à l’Open GDF Suez

Entretien avec Anastasia Pavlyuchenkova après son titre à l’Open GDF Suez

Anastasia Pavlyuchenkova avec le trophée de l'Open GDF Suez 2014 (DR).
Anastasia Pavlyuchenkova avec le trophée de l’Open GDF Suez 2014 (DR).

Cofondateur de Tennis Legend, Alexandre Sokolowski est classé 0. Un niveau qui lui permet de faire, à certaines occasions dans l’année, le sparring-partner de quelques joueuses. Il s’avère que « Soko » était la semaine dernière le partenaire d’entraînement d’Anastasia Pavlyuchenkova lors de l’Open GDF Suez à Paris et la Russe de 22 ans a remporté le tournoi en battant, au passage, trois top 10 : Sara Errani (7e mondiale), Maria Sharapova (5e), et Angelique Kerber (9e).

Mardi 4 février, notre reporter/sparring en a profité pour interviewer la désormais 21e joueuse mondiale à la salle de sport de l’académie Mouratoglou, entre deux séries d’abdos. Entretien.

“Bonjour Nastia, tout d’abord merci de bien vouloir répondre à ces quelques questions pendant ta séance… Pour nos lecteurs qui ne te connaissent pas, peux-tu nous expliquer rapidement ton parcours, et notamment comment tu es venue en France, à l’académie Mouratoglou ?

(Elle répond en français) Alors, j’ai commencé le tennis à l’âge de 5 ou 6 ans. Je suis restée m’entraîner en Russie jusqu’à 16 ans environ. J’ai gagné plusieurs tournois du Grand Chelem en juniors, en simple et en double, et j’ai été championne du monde juniors en 2006. Je suis venue pour la première fois en France en 2007, c’est Patrick (Mouratoglou) qui m’a invitée à l’académie après m’avoir vu jouer à Roland Garros 2007. Je suis restée et j’ai travaillé avec lui jusqu’en 2009. Ensuite je suis retournée un peu en Russie, puis je me suis entraînée pendant deux ans à Barcelone, avant de revenir ici en septembre 2012.

Est-ce que tu vis « vraiment » en France ?

En fait je vis un peu partout (rires). Avec tous ces voyages  je bouge beaucoup mais on peut quand même dire que j’habite plus en Russie. Mais j’adore Paris, alors pourquoi pas…

Pour parler d’actualité, quels sont tes sentiments après ce titre à l’Open de GDF Suez à Paris ?

C’est le plus grand titre de ma carrière pour l’instant, j’étais vraiment très contente d’avoir gagné beaucoup de matches difficiles comme ça, tous en trois sets…(elle est interrompue par Serena Williams qui la félicite pour son succès en traversant la salle de gym)… Ça montre que j’étais bien prête physiquement.

Tu t’étais préparée différemment de ce que tu fais d’habitude ?

Non, pas vraiment. J’avais bien préparé la saison avec mon père, et j’avais plutôt bien joué à l’Open d’Australie. J’y ai perdu contre Radwanska et c’était plutôt un bon match (au troisième tour, Radwanska l’avait emporté en trois manches 5/7  6/2 6/2). En revenant à l’académie, j’ai travaillé quelques jours avec mon préparateur physique Mathieu Wagner. Je pense surtout que je me suis bien préparée mentalement, je suis revenue assez confiante d’Australie, et c’est pour ça que j’ai bien joué.

Aucun rapport avec les macarons et le foie gras dont tu parlais dans l’Equipe alors ? (Suite à la finale on avait pu lire qu’elle adorait les macarons et qu’elle ne « mangeait que ça »)

Non…en fait c’est un peu exagéré, j’ai dit ça un peu comme ça.

C’est donc ton père qui t’entraîne ?

Oui.

Depuis toujours ?

En fait, mon père a été mon premier entraîneur. C’est lui qui m’a tout appris.

C’est lui qui t’a appris ces petites volées amorties aussi ? 

(Rires) Non, ça  je ne crois pas que ça se travaille vraiment…ça arrive comme ça, c’est tout.

J’ai eu quelques autres coaches, la dernière étant Martina Hingis mais j’ai recommencé à travailler avec mon père l’an dernier après Wimbledon (Anastasia avait perdu 6/1 6/0 au premier tour contre Pironkova).

Est-ce que tes objectifs de la saison vont être revus à la hausse après cette victoire ?

Je n’aime pas trop me projeter trop loin dans l’avenir. Je préfère fonctionner étape par étape. Il faut que je travaille très dur, plus dur qu’avant, si je veux avoir ce niveau-là à tous les tournois.

Mais battre trois joueuses du Top 10 à la suite (Kerber, Sharapova et Errani), ça met quand même en confiance, non ?

Un petit peu, oui, mais comme je l’ai dit, j’étais déjà confiante et contente de mon tennis après l’Open d’Australie. Je sais que j’ai les moyens d’être Top 10 un jour mais ça demande beaucoup de travail.

Pour finir, quel est ton programme dans les semaines à venir ?

Je pars jeudi pour Doha, puis je jouerai à Dubaï, et ensuite c’est la tournée américaine, Indian Wells, Miami.

Bonne chance pour ces tournois, et merci encore d’avoir répondu à nos questions.”

Interview réalisée par Alexandre Sokolowski.

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