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David Goffin : « les tirages des tableaux jouent beaucoup sur la carrière d’un joueur »

David Goffin : « les tirages des tableaux jouent beaucoup sur la carrière d’un joueur »

David Goffin
David Goffin, le tube de l’été 2014, lors du tournoi de Bâle (DR)

Au niveau amateur, les tirages des tableaux ont déjà un impact sur le bilan d’une saison. Chez les professionnels, la chance aux tirages a des conséquences encore plus importantes puisqu’elle peut influencer grandement la carrière d’un joueur. C’est en tout cas l’avis du Belge David Goffin, 22e mondial, qui a répondu à nos questions après sa victoire sur Lukas Rosol au premier tour du Masters 1000 de Paris-Bercy 2014.

“Tu étais 106e mondial début juillet et tu es aujourd’hui 22e au classement ATP après une série impressionnante de 44 victoires sur tes 48 derniers matches. Quel a été le déclic ?

Après un début de saison difficile où je ne jouais pas mon meilleur tennis, je suis repassé sur les tournois Challengers et cela m’a fait du bien.

C’est juste une histoire de confiance donc ?

Oui, je crois que c’est la confiance. A l’entraînement, je jouais vraiment toujours très bien donc il manquait peu de choses pour traduire ça en match. C’est important pour un joueur de gagner des matches et d’en jouer beaucoup. En refaisant des Challengers, l’objectif c’était vraiment de rejouer des matches. Evidemment, je ne pensais pas tous les gagner mais je me sentais bien rencontre après rencontre.

Dans une récente interview à l’Equipe, ton entraîneur disait qu’il faut de la chance aux tirages pour réussir une telle série. Es-tu d’accord avec lui ?

Le tennis, c’est parfois circonstanciel. Il y a des moments où ça se goupille bien. En Grand Chelem, j’ai plusieurs fois joué au premier tour des Djokovic, Berdych, Tsonga, Murray… donc c’est compliqué.  Là, ça se passe un peu mieux. Les tirages, ça joue beaucoup. La semaine dernière à Bâle, le jeune Coric a battu Nadal et j’avais quelque part une meilleure chance pour aller en finale et je l’ai saisie. Parfois, ça tourne dans un sens ou dans l’autre.

Et par rapport à la carrière d’un joueur, penses-tu que les tirages peuvent avoir beaucoup d’influence ?

Bien sûr ! Regarde, c’est certain que je vais être tête de série en Australie par exemple. Je vais éviter les gros bras dans les deux premiers tours donc c’est sûr que les tirages ça joue beaucoup.

“Ce n’est pas plus dur de réussir avec un petit gabarit”

Comme Gilles Simon, tu as un petit gabarit (1m80, 68kg) par rapport à la moyenne du circuit. Quels sont les avantages et les inconvénients de ce gabarit ?

On bouge plus vite, on voit mieux le jeu, le jeu de jambes est plus efficace, on retourne mieux en général donc on a d’autres armes par rapport aux gros et grands. On essaye de contrer les gros bras et on s’en sort pas trop mal pour l’instant.

Trouves-tu que c’est plus dur de réussir avec un gabarit un peu plus petit ?

Non, ça dépend. Si j’arrive à bien développer mes armes et à jouer avec mes points forts, ce n’est pas nécessairement plus dur mais il faut jouer de la bonne manière car si je joue à l’envers avec mon gabarit, ça n’ira pas.”

Bonus : une nouvelle vidéo de David Goffin

Deux rallyes énormes de David Goffin contre Fernando Verdasco à l’Open d’Australie 2013. Le premier est remporté par le Belge, le second par l’Espagnol.

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