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Corentin Moutet : « Je vais jouer différemment en juniors et en adultes »

Corentin Moutet : « Je vais jouer différemment en juniors et en adultes »

Corentin Moutet à Roland-Garros. (DR)

Tête de série n°5 du simple Juniors de l’Open d’Australie 2017, Corentin Moutet, 17 ans, joue sa dernière année dans cette catégorie. Dans l’antre de Melbourne Park, le gaucher, 501e mondial, est revenu pour Tennis Legend sur les particularités du jeu chez les Juniors et l’obligation de s’adapter par rapport aux circuits Future et Challenger.

« Quand tu arrives sur un tournoi juniors comme l’Open d’Australie, connais-tu tous les joueurs ?

Mon premier adversaire (victoire 6/0, 6/1), c’était un Australien qualifié, je ne le connaissais pas du tout. Les meilleurs, je connais un peu leurs points faibles et leurs points forts mais je ne me focalise pas trop sur l’adversaire. J’essaye de me faire mon match en restant concentré, en jouant du mieux que je peux, et je vois au fur et à mesure du match comment il joue.

Y a-t-il beaucoup de différences entre les juniors et les adultes évoluant sur le circuit Future ou Challenger ?

C’est surtout le niveau de concentration qui change. Les adultes ne donnent pas beaucoup de points. Il n’y a jamais de points gratuits contrairement chez les Juniors. Le service va moins vite aussi, donc c’est plus facile à retourner. Après, du fond du court, ils peuvent être plus dangereux que les adultes car ils peuvent sortir des coups gagnants de n’importe où. Les styles de jeu sont un peu différents.

Tu joues différemment en adultes et en juniors ?

Je suis obligé de m’adapter un peu. Si je suis en défense, il faut que je “chope” car si je mets des balles bombées, ils vont tenter en mode « ça passe ou ça casse ». Ce n’est pas la même vitesse aussi. Les juniors jouent beaucoup plus vite je trouve. Ils prennent beaucoup de risques et il faut savoir tenir dans les moments chauds.

Quel style préfères-tu ? Les juniors ou les adultes ?

C’est plus confortable de jouer en adultes car il y a moins d’incertitude.

Tu voyages beaucoup, tu as déjà joué plusieurs Grands Chelems en juniors et tu participes pour la deuxième fois à l’Open d’Australie. Tu savoures toujours ou c’est devenu normal d’évoluer dans ces conditions ?

C’est trop bien de jouer les Grands Chelems car l’organisation est la même qu’un tournoi ATP. On n’a pratiquement rien à faire. On arrive sur le court, il y a tout : l’eau, les serviettes. On est entourés de pros. On croise Murray, Nadal et les autres. Cela met dans une atmosphère différente et c’est agréable.

Tu vois une grosse différence entre ta préparation et celle d’un Top 100 ?

C’est surtout une façon de penser je trouve. On sent qu’ils sont différents. Quand on voit les juniors, et je m’inclus dedans évidemment, on n’est pas encore très rigoureux. Les pros, j’ai l’impression qu’ils ramènent pratiquement tout au tennis. Ils restent toujours focaliser sur leur projet donc j’essaye de m’inspirer d’eux quand je les vois s’entraîner. Il n’y a pas une frappe qui n’est pas jouée à fond. Chaque fois qu’ils peuvent progresser, ils essayent de le faire.”

Un hot shot de Corentin Moutet pour finir

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